[Note 1: La Piété affligée, ou Discours historique et théologique de la possession des religieuses dictes de Saincte-

Il y a la source théologique. Comme nous l'avons montré plus haut, le culte pour les ancêtres cannibales, qui trouvaient leurs délices dans le spectacle des tortures, a produit la première conception de divinités que l'on rendait propices en supportant la douleur, et, par suite, que l'on irritait en goûtant quelque plaisir. Conservée par les religions des peuples

L'unité morale qu'il nous recommande n'est qu'un développement ultérieur, et souvent un pastiche, de l'ancienne unité théologique. Et la philosophie morale qu'il veut instituer se présente comme l'héritière légitime et la continuatrice de l'oeuvre si brillamment commencée et conduite, de l'aveu du philosophe lui-même, par la théologie.

Les lecteurs de l'Encyclopédie étaient prévenus. Ces lignes marquent aussi franchement qu'on pouvait le faire sans imprudence tout le programme théologique; pour un pas de plus dans cette voie la porte se serait fermée.

«Mais il parut que la mystification avait excédé certaines limites permises... Il surgit dans la foule, entre papistes et piétistes, un tumultueux débat sur la portée théologique de l'incident, un danger de mêlée, de véritable guerre de religion, qui pourtant finit par céder

Il savait que c'est dans le temple que furent forgés les marteaux qui ébranlèrent le temple. Il disait bien souvent: «Telle est la force de la discipline théologique que seule elle est capable de former les grands impies; un incrédule qui n'a point passé par nos mains est sans force et sans armes pour le mal.

[Footnote 13: Ce machiavélisme théologique a être radicalement ruiné lorsque la propagation du mouvement philosophique l'a finalement obligé, comme on le voit aujourd'hui, a étendre graduellement un tel privilége

[Note 45: En sa qualité de législateur rétrograde, Bonaparte devait naturellement s'opposer, comme il le fit, au développement naissant d'une doctrine aussi profondément constituée en hostilité directe avec la philosophie théologique, dont il entreprenait la vaine restauration politique. Son caractère éminemment théâtral pouvait d'ailleurs lui inspirer spontanément une répugnance personnelle contre tout ce qui tend

La conception de Barthez ne semble d'abord différer de celle de Stahl que dans l'expression, seulement, en ce qu'il nomme principe vital la même entité métaphysique que son illustre prédécesseur avait appelée âme, et Van-Helmont archée. Mais, pour un ordre d'idées aussi chimérique, un tel changement d'énoncé indique toujours nécessairement une modification effective de la pensée principale. Aussi peut-on affirmer, sans hésitation, que la formule de Barthez représente un état métaphysique de la physiologie plus éloigné de l'état théologique que ne le supposait la formule employée par Stahl, de même que celle-ci avait,

Quoique, depuis l'école d'Aristote, les philosophes aient toujours penser que les mêmes substances élémentaires se reproduisaient essentiellement dans l'ensemble de toutes les grandes opérations naturelles, malgré leur indépendance apparente, cependant l'entière impossibilité de réaliser ce vague aperçu métaphysique devait nécessairement maintenir l'empire universel du dogme théologique des destructions et créations absolues, jusqu'